Archives 2014 - 2015 - AMIA

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Niveau 1


Saisons 2014 - 2015
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S'ils sont sensibles
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Jean Rondeau  

Les Nouvelles Suites de Pièces de Clavecin représentent l’aboutissement de l’écriture de Rameau pour son instrument de prédilection. Formant deux grandes suites, respectivement en la et en sol, le recueil se place à l’apogée des recherches du compositeur, sur les plans de l’harmonie (Sarabande, L’Enharmonique...), de la virtuosité digitale et contrapuntique (Les Trois Mains, La Triomphante, Gavotte variée, La Poule, L’Égyptienne...) et d’une poésie élégante et subtile, typiquement «ramiste» (Allemande et Sarabande de la première suite, L’Indifférente, L’Enharmonique...).

La Dauphine, dernière pièce pour clavecin de Rameau, fut écrite en 1747 à l’occasion du mariage du dauphin avec la princesse Marie-Josèphe de Saxe, à Versailles. Dans ce solo virtuose, Rameau se rapproche du stylus fantasticus des Italiens et des Allemands du Nord, tout en gardant une «mesure» bien française A 21 ans seulement, Jean Rondeau se voit décerner le Premier Prix du Concours International de Clavecin de Bruges (MAFestival 2012) ainsi que le Prix de l’EUBO Development Trust, attribué au musicien le plus jeune et le plus prometteur de l’Union Européenne. La même année, il est également lauréat du Concours International de Clavecin du Printemps de Prague (64ème Festival, 2012) dont il obtient le 2ème Prix,
ainsi que le Prix de la meilleure interprétation de la pièce contemporaine écrite pour ce concours. En 2013, il obtient le Prix Jeune Soliste des Radios Francophones Publiques.




 




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De Scylla à Platée
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Magali Léger - Rosasolis  

En 1733, Jean Philippe Rameau, alors âgé de 50 ans, est un théoricien et pédagogue célèbre. Avec «Hippolyte et Aricie» il commence une nouvelle carrière, longue de 30 ans, pendant laquelle ses œuvres lyriques vont séduire, ravir, déconcerter, diviser le public parisien.

En 1746, Leclair est fameux dans l’Europe entière. Il a déjà beaucoup publié, le public et la critique l’apprécient au plus haut point. Mû par un profond élan créateur, à moins qu’il ne s’agisse du besoin d’une plus grande reconnaissance, il décide à l’instar de son illustre collègue Rameau d’entamer lui aussi une seconde carrière à l’aube de la cinquantaine et présente au public un opéra : «Scylla et Glaucus».

Cet ouvrage fut hélas très peu donné. Il connaîtra une brève seconde vie sous forme de représentations privées chez la comtesse de la Mark, puis de représentations de concert à Lyon en 1750, dans les deux cas avec remaniements et coupures.

De même, on sait qu’ «Hippolyte et Aricie» fut monté en privé chez La Pouplinière avant d’être présenté au public parisien.

C’est dans cet esprit chambriste que l’ensemble Rosasolis et Magali Léger font entendre les voix de Fatime, esclave d’un prince Persan, de Scylla, nymphe confrontée à la jalousie de la magicienne Circé, de la princesse Télaïre, de Zima, fille d’un chef indien… Autant de personnages amoureux qui, près de trois siècles après que Rameau et Leclair leur ont donné vie, nous touchent, nous émeuvent, nous émerveillent.



 




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Juifs et trouvères
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Alla Francesca

Ce concert est consacré aux chansons religieuses ou festives des communautés juives implantées en France du Nord (Flandre, Picardie, Artois, Champagne...) au XIIIe siècle. Elles reflètent leur vie quotidienne et les événements qui la ponctuent. On y trouve l’expression vocale d’une population qui gardait les rites et traditions de sa religion, mais était intégrée dans les villes et villages et s’exprimait en langue d’oïl. Seuls les prières, les poèmes liturgiques et les études étaient en hébreu.

Une spécificité de ce répertoire est l’usage de l’écriture hébraïque (la seule enseignée à la synagogue) pour transcrire phonétiquement les poèmes en français comme en hébreu. Sur ces textes, seuls deux contrafactums sont clairement indiqués : il fallait les chanter sur des airs alors à la mode. Les autres musiques sont à (re)trouver…

Ce programme se place sous le patronage divin le plus élevé : celui du Roi des chérubins, figures angéliques aussi présentes dans la tradition chrétienne que dans le judaïsme.

Internationalement reconnu pour la qualité de ses interprétations et l’originalité de ses projets, Alla francesca compte parmi les groupes de référence pour qui veut découvrir les musiques du Moyen âge, chansons et pièces instrumentales, dans les meilleures conditions. L’interprétation, à la fois vivante et poétique, est le fruit d’un long travail de maturation, de recherches et d’échanges, d’une musicologie mise à l’épreuve de la pratique, avec un réel sens du concert et du contact avec le public.



 




A

 



Bach dans l'intimité
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Sagittarius - Gilles Cantagrel  

Autour du «petit livre d’Anna Magdalena Bach»

«Revenant chez lui, le maître a poussé la porte. Il s’est défait de son chapeau tricorne, il a retiré sa perruque qu’il a accrochée à une patère, puis son manteau…»

Gilles Cantagrel a eu l’idée de présenter le personnage de J. S. Bach sous un autre angle que celui auquel nous sommes habitués. Il fait revivre le musicien, non pas dans ses fonctions officielles de Cantor de St-Thomas, mais dans celles de père de famille, prodiguant tel conseil d’interprétation à sa jeune femme Anna Magdalena, soucieux d’écouter des œuvres, de son fils Carl Philipp Emanuel, mais aussi de ses collègues allemands (Hasse, Petzold) ou français (Couperin).

Une chaleureuse évocation domestique et musicale d’une soirée chez les Bach, attrayante, vivante, très humaine, qui nous fait pénétrer dans cette ambiance de la «Hausmusik» (musique à la maison) qu’affectionnent les Allemands.

Exigence artistique, soif de découverte et enthousiasme communicatif, tels sont les maîtres mots sur lesquels Michel Laplénie s’appuie lorsqu’il fonde l’ensemble vocal Sagittarius en 1986. Guidé par ces principes, Sagittarius acquiert très vite une notoriété internationale qui le situe aujourd’hui parmi les ensembles vocaux de référence pour l’interprétation du répertoire baroque.



 




A

 



Il canzonieri di Petrarca
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Compagnia del Madrigale

Madrigaux sur des poèmes de Pétrarque

En 1327, Pétrarque (1304 - 1374) rencontra en Avignon celle qui devait être son unique muse, Laure de Sade. De condition plus élevée, elle lui était inaccessible. Il ne put donc que rêver un amour idéal. La mort de Laure en 1348 est à l’origine de son célèbre Canzoniere, recueil de 366 sonnets correspondant aux jours de l’année plus un, dédié à la Vierge. Ces poèmes, proches de l’amour courtois, allaient profondément marquer l’Europe pour les siècles à venir. Il n’est donc pas surprenant que les plus grands madrigalistes, les Marenzio, Gabrieli, Vecchi, di Lasso, de Wert, Arcadelt …, s’en soient emparés pour les mettre en musique.

La Compagnia del Madrigale nous invite ainsi à feuilleter le Canzoniere de Pétrarque avec les plus éminents compositeurs de la fin du cinquecento. Bien que de création récente, La Compagnia est devenue très vite l’un des ensembles prééminents du madrigal. Elle associe des chanteurs qui, outre une carrière personnelle de premier plan, ont joué un rôle fondamental dans des ensembles tels que «La Venexiana» ou «Concerto Italiano».

Leurs enregistrements ont été applaudis par le public et la critique (Diapason d’or de l’année 2013 pour l’enregistrement du 6ème livre de madrigaux de Gesualdo).


 




A

 



Also heilig ist der Tag
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Noema  

Les trois „SCH“, Schütz, Schein et Scheidt usent des mêmes techniques de
composition et du même type d’instrumentation. Leur musique se caractérise par l’équivalence de traitement des voix et des instruments, engagés ensemble. Heinrich Schütz écrit du reste dans sa préface à la «Musique chorale religieuse» de 1648 : «Il n’est pas possible de passer sous silence le fait que certaines de ces pièces (…) composées pour grand chœur accompagné d’instruments (…) peuvent être en partie redistribuées entre voix instrumentales et vocales».

C’est ainsi que, dans ce concert, les divers coloris des cordes et des vents sont mis en œuvre en lieu et place de la voix chantée. Les suites de Schein et Scheidt retentiront dans l’instrumentation particulière choisie par l’ensemble Noema : cornet à bouquin, violon, viole de gambe, trombone et contrebasse de viole.

Les fondatrices de Noema se sont rencontrées lors de leurs études de musique ancienne à la Haute Ecole de Musique de Leipzig. Mues par une passion commune pour la musique de la Renaissance et du Baroque, elles ont créé cet ensemble qui compte actuellement sept musiciens. Depuis 2004, ils se consacrent à la musique profane et sacrée des XVIe et XVIIe siècles qu’ils veulent restituer toute vive à nos oreilles d’aujourd’hui dans toute la force de son expressivité et l’union particulière qu’elle opère entre esprit et âme. Leur pratique se fonde sur une formation historique, musicologique et instrumentale très complète. Noema s’est produit entre autre dans le cadre des «Journées Heinrich Schütz» de Weissenfels et du Festival Bach à Leipzig.


 




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