Archives 2015 - 2016 - AMIA

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Niveau 1


Saisons 2015 - 2016
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Messe en Si mineur BWV 232   
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Gliangeli Geneve  

C’est la plus célèbre des messes de l’histoire de la musique que nous vous proposons de venir entendre, interprétée par l’ensemble “Gli Angeli Genève” Grand testament de Bach et témoignage majestueux de son art inégalé, la Messe en si n’a pas livré tous ses secrets : nous ignorons beaucoup encore de sa genèse et de sa destination. Protestante ? Catholique ? Pensée et compilée pour être interprétée d’un seul tenant ? Ou pas ? Destinée à Vienne ? A Dresde ? Autant de mystères sur lesquels les musicologues travaillent et continuent de s’interroger aujourd’hui.

Pour cette interprétation, “Gli Angeli” rassemble comme à son habitude plusieurs des plus 001e ns spécialistes au monde de la musique de J.S. Bach. Ainsi 001f omas Müller au cor, Guy Ferber à la trompette, Alexis Kossenko au traverso, Gilles Vanssons au hautbois ou Leila Schayegh et Chiara Banchini aux violons pour n’en citer que quelques uns. Associés à une distribution vocale exceptionnelle, ces instrumentistes de haut vol sauront vous emmener dans les méandres in001e nis d’un chef d’œuvre absolu.



 




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Tonos y danzas en el siglo d'oro espanol
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Esemble Suonare e Cantare   

Les “tonos humanos” constituent le style de musique vocale profane le plus important du XVIIème siècle espagnol. A partir de 1650, ils furent principalement composés pour voix seule et basse continue, avec, concernant ceux de José Marin, un riche accompagnement écrit en tablature pour la guitare baroque, ce qui est tout à fait exceptionnel à l’époque. Il s’agit de chansons strophiques avec une alternance de couplets (coplas) et refrains (estribillos), dans un style le plus souvent populaire, qui relatent la plupart du temps les peines d’amour du narrateur. Elles se caractérisent par des rythmes complexes, avec jeux simultanés de binaire/ternaire, suggérant ceux des danses en vogue à l’époque : Pasacalles, canarios, españoletas, jácaras, paradetas et zarabandas…

Des danses instrumentales de Gaspar Sanz, Lucas Ruiz de Ribayaz, Santiago de Murcia, Santa Cruz, et Selma y Salaverde viendront ponctuer ce programme de “tonos humanos” interprétés par Béatrice Mayo Felip, accompagnée de Jean Gaillard à la 001c ûte à bec, Françoise Enock à la viole de gambe et Massimo Moscardo à la guitare baroque.


 




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De Bach à Bach
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Le Parlement de Musique  

Nulle part ailleurs que dans l’entourage de Johann Sebastian Bach, on n’a cultivé avec autant de passion l’art du clavier concertant ainsi que le dialogue des claviers, souvent entourés d’autres instruments.

Martin Gester, Aline Zylberajch, amoureux du genre, s’en sont fait une spécialité et, entourés des musiciens du Parlement de Musique, font parler leurs cultures et leurs natures complémentaires dans un échange toujours renouvelé.

Ce sera l’occasion de confronter des œuvres des plus célèbres fils du Cantor : si aucun ne renie la polyphonie paternelle, chacun ouvre d’autres voies et coule dans le moule du concerto son style et son caractère, tantôt galant, lyrique ou passionné.



 




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“En seumeillant m’avint une vision”
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Ensemble Sollazzo


La nuit et les rêves dans le répertoire tardo-médiéval
 
Le rossignol, protagoniste de la première partie de ce concert, est porteur d’une symbolique très diverse. Lié tout d’abord à la nuit, il devient progressivement une allusion aux activités nocturnes les plus confidentielles. Il apparaît souvent au côté du coucou avec qui ils deviennent un tandem symbolisant l’amant et le mari trompé, comme dans En ce gracieux temps. Parfois le rossignol agit en messager, comme dans Hé trez doulz roussignol, où il transmet une supplique de l’amant à sa bien aimée, dans la tradition de l’amour courtois.
Come in sul fonte est quant à lui un texte extrait du Decameron de Boccace, qui met en scène une rêverie amoureuse. Une jeune femme se contemple dans un miroir et, hypnotisée par sa propre réflexion, elle se compare à Narcisse et s’imagine hypnotiser son amant grâce à sa beauté jusqu’à ce qu’il ne voit plus qu’elle.
 
La seconde partie de ce concert est axée sur Fumeux fume et Puisque je suy fumeux, deux pièces dont le contexte de composition reste énigmatique. Elles ont comme dénominateurs communs l’usage répété du mot “fume” (unique dans le répertoire musical médiéval), ainsi qu’un certain côté extravagant et expérimental qui laisse pensif.  
Elles sont probablement liées à une société secrète, qui se réunissait autour d’un “maître Fumeur” (peut-être le poète Eustache Deschamps), et qui se distinguait par des coutumes vestimentaires et des moeurs excentriques. La signification de “fumée” dans ce contexte reste ambiguë, certains spécialistes défendant la théorie d’un synonyme de mélancolie. Cependant l’usage de plantes de la famille des solanacées à des fins psychédéliques a été décrite au moyen-âge, et le texte de Puisque je suy fumeux, interprété ici instrumentalement nous met sur la piste d’états de transe: “... J’ai teste enfumee, parfumee... Fumee rend bien consolation, aucune fois tolt tribulation…”
 
La dernière partie de ce concert est dédiée à la facette obscure du rêve, le cauchemar. Le Basile met en scène un basilic, serpent aux pouvoirs surnaturels, puis dresse l’effrayant portrait d’un monde dans lequel la déception contrôlerait le monde. Dans En seumeillant, le narrateur rêve d’un vespertilion, une sorte de chauve-souris, qui vaincrait Alexandre le Grand, puis à son réveil s’empêche d’interpréter ce rêve comme prémonition et compare son seigneur, Jean d’Aragon, à Alexandre. Ces deux ballades sont écrites dans un style nommé l’ars subtilior, en pleine efflorescence à la fin du quatorzième et au début du quinzième siècle. La complexité du rythme que l’on retrouve dans l’ars subtilior permet une sinuosité des mélodies mettant particulièrement en valeur ces textes oniriques.
Les danses anonymes qui ponctuent ce programme proviennent quant à elle du manuscrit de Robertsbridge. La version qui nous est parvenue était destinée à l’orgue, à une époque ou l’on dansait encore à l’église. Uniques en leurs genres, leur caractère sauvage convient tout à fait à la thématique des monstres.
 
Or sus vous dormez trop nous sert d’épilogue et, avec ses onomatopées et ses jeux rhétoriques, nous ramène aux chants d'oiseaux du début du programme.



 




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La dynastie Bach
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Vox Lumnis  

Pour ce qui est du talent musical, aucune famille n’a jamais égalé celle des Bach. Etablis en 001f uringe, ils furent presque tous organistes, trompettistes, violonistes, luthiers, et se réunissaient fréquemment pour partager des moments de musique et d’amitié. Jean-Sébastien, le plus connu de la famille, n’était cependant pas le premier compositeur notable de la lignée. Il en était conscient et 001e er, au point d’établir sa généalogie et de compiler les motets de
ses ancêtres.

Vox Luminis nous propose de découvrir l’art et l’évolution du motet luthérien à travers une large sélection d’oeuvres issues de cette famille particulièrement talentueuse: aux oeuvres du XVIIème des aïeux Johann, Johann-Christoph et Johan-Michael (le père de Maria-Babara, première épouse de Jean-Sébastien), répondront les motets plus tardifs du cousin de Meiningen, Johann-Ludwig, ainsi que le fameux “Jesu meine Freude” de
Johann-Sebastian. Accueilli une première fois par l’AMIA en 2014, le merveilleux ensemble Vox Luminis nous fait l’honneur de revenir, pour le quarantième anniversaire de l’association, avec un programme original et pointu, servi par un e001d ectif de 11 chanteurs et 2 instrumentistes particulièrement à même de mettre en valeur ce répertoire choisi. En l’espace de quelques années, Vox Luminis a su s’imposer comme l’un des ensembles majeurs pour l’exécution d’un répertoire allant du XVIème au XVIIIème siècle.


 




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Ninfe, amanti, vecchie, gelose e pazzerelle
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Concerto Scirocco   

Nymphes, amantes, vieilles, jalouses et follettes - Portrait de la figure féminine dans la musique profane du XVIème siècle.

Ce programme évoque, à travers la musique, la ronde des 001e figures
féminines les plus signi001e catives du monde de la Renaissance : nymphes telles que les veut la tradition, dans leur environnement sylvestre naturel, entourées d’animaux et de 001c eurs, mais aussi reines d’amour, expertes de la séduction, femmes jalouses, trompées, abandonnées par leurs maris ; vieilles sorcières et folles, rôdant de par les rues, assommant de leur caquet les passants qui les regardent e001d arés. Pour ce programme, Concerto Sirocco a choisi une formation d’ensemble (soprano, cornet à bouquin, dulciane et orgue) rehaussée par la présence d’un luth, d’une viole de gambe et de percussions qui donnent verve et vigueur à des sonorités pleines de charme.


 




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